Note d’intention du producteur

Ayant vécu au Japon, coproduit le dernier film écrit par Akira Kurosawa et produit un documentaire sur la nouvelle vague des réalisateurs japonais, il semblerait logique et évident à tout le monde que d’emblée je dise oui au projet que me proposait Erick.

Et pourtant, travaillant depuis un peu plus de trente ans dans le cinéma et l’audiovisuel, produire un documentaire sur l’art martial japonais du tir à l’arc, le Kyudo, aussi intéressant qu’il puisse être, je me suis dis que le public potentiel ne dépasserait guère les licenciés de la Fédération Française de Kyudo.

J’ai néanmoins longuement rencontré Erick Moisy, champion de France de Kyudo et réalisateur- caméraman émérite, et j’ai dû complètement revoir cet a priori négatif et limité. Oui le Kyudo est le fil conducteur de « AU DELA DE LA CIBLE » mais bien au-delà de ce sport c’est toute la notion de compétition dans la société contemporaine qui est abordée et disséquée à travers les enseignements de maîtres japonais mais aussi de sociologue, docteur en biologie et pratiquants.

Le profit, la performance, la productivité sont aujourd’hui des termes qui sont devenus négatifs et  synonymes de heurts, souffrances et malheurs. La notion de compétition devrait être positive parce qu’elle fait partie intégrante de la nature et le but de ce documentaire est de nous donner la possibilité de transcender cette perception actuelle.

« AU DELA DE LA CIBLE » nous fait également découvrir une véritable philosophie de la vie et propose des clefs pour le développement personnel de chacun d’entre nous.

Sur le plan sportif, savoir que les Français étaient champions du monde et qu’à ce titre ils étaient chargés de l’organisation des prochains championnats du monde à Paris en 2014 ne pouvait que m’inciter à rentrer dans cette aventure pour que ce documentaire soit prêt à être diffusé à l’occasion de cet évènement exceptionnel.

Enfin le visionnage de son précédent documentaire, « Nyumon, franchir le seuil », a achevé de me convaincre que le professionnalisme, la modernité du tournage et les qualités humaines d’Erick ne pouvaient que déboucher sur un documentaire unique et brillant.

Pascal Diot

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